Montréal, le 30 octobre 2007. Que ce soit à travers le film, la vidéo, la sculpture ou encore l’assemblage multimédia, le son est devenu l’un des principaux complices de l’image contemporaine. La trame sonore, musicale ou autre, fait partie des matériaux privilégiés par les projets esthétiques les plus percutants de la scène artistique actuelle. Le Musée d’art contemporain de Montréal présente l’exposition Ces images sonores du 3 novembre 2007 au 13 avril 2008.
La dizaine d’œuvres réunie au sein de cette exposition thématique de la Collection du Musée, incorpore le son, l’idée du son ou, à l’occasion et plus dramatiquement, son absence dans la nature et la matrice mêmes de l’œuvre. Les artistes représentés partagent de nettes préoccupations pour le fait sonore ou musical. On y retrouve des variations sur le thème de l’exécution musicale : sérigraphie d’interprétations au clavier dans Sans titre (tiré de l’album « The Artist’s Jazz Band », 1973-1974), 1973, de Michael Snow ; prestations au piano déclenchées par le visiteur dans Battements et Papillons, 2006, de Jean-Pierre Gauthier ; cabinet de musique baroque dans Le Courtisan, 2002, de Yannick Pouliot ; enfin, dans L’OEil acoustique, 1997, Raymond Gervais propose des croisements poétiques entre le champ des arts visuels et celui de la musique et de son histoire.
Sylvain Bouthillette quant à lui se penche sur les rapports ambigus à l’espace physique, narratif et sonore dans Dharma, Tram, Stop, 1997 ; tandis que Linda Covit évoque le paradoxe de La Cloche aphone, 1997. Jean-Luc Vilmouth bricole un système de son désopilant intitulé Stereo Morning, 1984, et livre une réflexion sur les rapports nature-culture.
Presque indicibles, les voiles de (bearings), 1996, d’Ann Hamilton pivotent sur elles-mêmes comme des derviches tourneurs. Sur un mode tout aussi contemplatif et hypnotique, Darren Almond fait entendre les incantations des moines tibétains dans In the Between, 2006, et Michèle Waquant propose Les Bruits blancs, 1990, leitmotiv persistant et répétitif.
Finalement, dans la vidéo Telephones, 1995, Christian Marclay élabore une véritable anthologie de scènes cinématographiques consacrées aux appels téléphoniques.
Une exposition pleine de poésie, d’humour, de modulations signée Josée Bélisle, conservatrice responsable de la Collection au Musée. À voir et à entendre…
Ouverture en Nocturne
L’exposition sera ouverte en avant-première aux participants de la Nocturne de novembre, le vendredi soir 2 novembre. Au programme : visites-clips, musique live avec National Parcs et service de bar pour un 6 à 9 branché… sur le son!
Le Musée d’art contemporain est une société d’État subventionnée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et bénéficie de la participation financière du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des Arts du Canada ainsi que de Lichen Communications.
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